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Et de six pour le Maroc. Après cinq tentatives, toutes soldées par des échecs (1994, 1998, 2006, 2010 et 2026), le Royaume, toujours désireux d’organiser le Mondial, a confirmé son intégration à la candidature de l’Espagne et du Portugal pour la tenue de l’édition de 2030.
Une annonce qui a suscité un vif intérêt sur la scène internationale, puisqu’il s’agit d’une alliance inédite dans l’histoire du football entre des pays issus de deux continents. Un projet ambitieux qui va au-delà du simple cadre sportif, en mettant en avant les valeurs d’unité, de coopération et de vivre ensemble.
🎙️| صاحب الجلالة الملك محمد السادس في رسالته إلى فعاليات حفل التميز يعلن رسميا الترشح المشترك للمغرب وإسبانيا والبرتغال لإستضافة كأس العالم 2030#حفل_توزيع_جوائز_الكاف2022#كيغالي#روندا#CAF pic.twitter.com/omnfjvIFDF
— Arryadia TV (@arryadiatv) March 14, 2023
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Une première dans l’histoire
Une chose est sûre. Il y a un avant et un après Mondial. Fort de son épopée au Qatar, le Royaume veut continuer sur cette lancée. Déjà candidat à cinq reprises, le pays se présente aujourd’hui avec un dossier plus solide aux côtés de l’Espagne et du Portugal pour l’édition de 2030, qui marquera le centenaire de la Coupe du monde.
En se joignant au duo ibérique, le Maroc offre une alliance méditerranéenne qui pourrait bien séduire la FIFA, étant donné que ce sera une première de voir un Mondial sur deux continents, d’autant plus que l’Afrique n’a plus organisé la compétition depuis 2010 en Afrique du Sud (première et unique fois).
Le roi Mohammed VI a d’ailleurs qualifié cette union de sans précèdent dans l’histoire du football. «Cette candidature commune, sans précédent dans l’histoire du football, sera celle de la jonction entre l’Afrique et l’Europe, entre le nord et le sud de la Méditerranée, et entre les mondes africain, arabe et euro-méditerranéen», a souligné le Souverain.
Ce projet intercontinental est donc d’une grande portée symbolique et s’avère comme une opportunité idéale, même s’il faudra se méfier de la candidature latino-américaine, portée par l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Chili.
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Et si c’était la bonne ?
Le Maroc s’est bien rôdé à l’exercice des candidatures. Cette sixième tentative fait du pays le recordman en la matière. Mais ce projet intercontinental auquel s’associe le pays est bien différent cette fois-ci et il a une chance sérieuse d’aboutir.
D’abord, avec le passage à 48 équipes, il est désormais difficile et onéreux pour un pays d’être candidat seul. Un format qui s’appliquera, rappelons-le, dès le Mondial 2026, dont l’organisation a été confiée au trio États-Unis/Mexique/Canada.
Pour la FIFA, les enjeux consistent à assurer la meilleure édition possible, la plus professionnelle et la plus fluide, avec notamment le respect des critères établis dans son cahier des charges, en termes d’infrastructures sportives, hôtelières, sanitaires et de transports. Et au vu de ces exigences, l’intérêt du Maroc consiste à une organisation conjointe avec ses pays voisins.
Et si le Maroc a décidé de se présenter à nouveau, c’est parce qu’il a acquis la force de l’expérience grâce à sa politique volontariste pour l’organisation de grands évènements sportifs internationaux, faisant ses preuves en matière d’organisation et de savoir-faire, comme c’était le cas lors du Mondial des clubs ou encore lors de la Coupe d’Afrique des Nations féminine.
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Les infrastructures de qualité, la stabilité politique et la sécurité sont aussi des arguments à valoir, ce qui a d’ailleurs rendu la candidature marocaine éligible à la coupe du Monde sous le nouveau format de 48 équipes. De plus, le Maroc possède sans conteste la meilleure offre touristique du continent, avec des infrastructures de premier plan (hébergements et transports).
En outre, l’un des atouts à mettre en avant dans la candidature maroco-ibérique est la proximité géographique avec l’Espagne et le Portugal. Les réseaux de transports et la connectivité des sites sont synonymes d’une logistique simplifiée, étant donné que des dizaines de traversées de ferry sont opérées chaque jour entre le Maroc et l’Espagne, reliant les ports des deux pays en une heure seulement. À cela s’ajoutent les nombreuses liaisons aériennes entre les villes marocaines, espagnoles et portugaises.
Toutefois, le Maroc doit apprendre de ses erreurs qui lui ont coûté cinq échecs dans le passé. Dans ses évaluations précédentes, la FIFA avait pointé du doigt la faiblesse du dossier technique marocain, qui comportait peu de stades prêts sans qu’ils répondent parfaitement au niveau d’exigence actuel, alors qu’autres restaient encore à construire.
Enfin, une chose est sûre : l’idée d’un rapprochement avec les voisins européens peut être considérée comme un pari gagnant, puisque l’effort à accomplir pour mettre les infrastructures à la hauteur d’un Mondial à 48 pays seraient logiquement beaucoup plus faciles à assumer à trois. Reste désormais à s’atteler à la rédaction de ce projet, en attendant le verdict, qui sera annoncé l’année prochaine. Alors croisons les doigts !
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