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Dans la nuit de mardi à mercredi, le chef politique du Hamas a été tué par une frappe aérienne à Téhéran. Ismaïl Haniyeh s’y était rendu pour assister à la prestation de serment du nouveau président iranien, Massoud Pezeshkian, devant le Parlement.
Selon un communiqué des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique iranienne, la résidence d’Ismaïl Haniyeh à Téhéran a été touchée, entraînant sa mort ainsi que celle de l’un de ses gardes du corps. La même source a également annoncé l’ouverture d’une enquête dont les résultats seront communiqués dans la journée.
Cette information a été confirmée par le Hamas, qui a déclaré : «Notre frère, le dirigeant, Ismaïl Haniyeh, le chef du mouvement, est mort dans un raid sioniste contre son quartier général à Téhéran après sa participation à l’investiture du nouveau président iranien». Le mouvement islamiste palestinien a également affirmé que cet acte «ne resterait pas impuni».
Israël n’a pas encore confirmé cet assassinat, mais le Hamas a directement accusé l’État hébreu d’être responsable de la frappe. La maison d’Ismaïl Haniyeh a été touchée vers 2H du matin, heure locale, dans le quartier des anciens combattants dans le nord de Téhéran, selon l’agence de presse iranienne. Des médias iraniens ont rapporté que l’assassinat avait été perpétré avec un missile tiré depuis un pays étranger, sans préciser lequel.
Notons que Haniyeh, figure de la diplomatie intransigeante du Hamas, était devenu une cible prioritaire d’Israël depuis l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, au cours de laquelle trois de ses fils avaient été tués lors d’une frappe aérienne israélienne.
Les réactions internationales
Cette opération a suscité de vives réactions internationales. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a accusé Israël d’avoir tué Haniyeh et a juré de faire «regretter» cet «acte lâche». Pezeshkian a déclaré sur X que la République islamique d’Iran défendrait son intégrité territoriale et ferait payer aux envahisseurs terroristes pour cet acte, en rendant hommage à Haniyeh, qu’il a décrit comme un «leader courageux».
La Chine, qui soutient la cause palestinienne, a également condamné l’assassinat du chef politique du Hamas. Lin Jian, porte-parole de la diplomatie chinoise, a exprimé la préoccupation de Pékin et s’est vigoureusement opposé à cet acte lors d’un point de presse régulier.
Le Qatar, qui accueille la direction politique du Hamas et sert de médiateur dans les pourparlers pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a suggéré que cet assassinat pourrait «faire plonger la région dans le chaos et compromettre les chances de paix», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Enfin, le Hezbollah libanais, allié du Hamas, a déclaré que l’assassinat d’Ismaïl Haniyeh à Téhéran renforcerait la détermination de la formation et de ses alliés à faire face à «l’ennemi sioniste», qu’ils accusent d’être responsable de cette attaque.
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