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Grève des étudiants en médecine : le gouvernement refuse de céder

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Face à la vague de protestations sans précédent des étudiants en médecine, qui ont multiplié sit-in, marches, allant même jusqu’à boycotter les cours, les stages et les examens semestriels pour exprimer leur mécontentement contre la réduction de la durée de leur formation de 7 à 6 ans, le gouvernement maintient sa position avec fermeté. Il refuse de céder face à ce mouvement de contestation et souligne son engagement à poursuivre les réformes envisagées. Les détails.

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Une conférence de presse s’est tenue, hier, en présence de Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, et Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé et de la Protection sociale. Cette rencontre avait pour objectif de clarifier la situation concernant le secteur de l’enseignement supérieur et plus spécifiquement la formation en médecine. Face aux journalistes, les deux ministres ont affirmé sans équivoque la décision du gouvernement de maintenir le cursus de formation en médecine à sa nouvelle durée.

Lire aussi : Médecine générale : le cursus réduit à 6 ans

Pas de marche arrière

Lors de ce point de presse, Abdellatif Miraoui a ouvert les débats en soulignant les efforts considérables déployés par le gouvernement pour trouver une solution au conflit en cours concernant la réduction de la durée des études en médecine, passée de 7 à 6 ans. Il a mis en avant les nombreuses séances de dialogue organisées avec les représentants des étudiants, au cours desquelles des points d’accord ont été établis. Cependant, malgré la bonne volonté affichée et l’octroi d’un délai supplémentaire pour la concertation, demandé par les étudiants eux-mêmes, ces derniers ont cessé de répondre aux invitations au dialogue, un comportement que le gouvernement juge inacceptable.

De son côté, Khalid Aït Taleb a abordé l’enjeu crucial de la réforme pour le système de santé marocain. Il a fait savoir que le pays est confronté à une pénurie de médecins et se trouve à un moment charnière où la réussite du chantier colossal de généralisation de la protection sociale est en jeu. Une situation, qui touche directement à la capacité du Maroc à répondre aux besoins de santé de sa population.

Le ministre, s’appuyant sur son expérience personnelle dans le domaine, a d’ailleurs insisté sur l’importance de ne pas régresser face aux défis actuels et sur la nécessité de poursuivre les efforts pour améliorer le système de formation en médecine, malgré les résistances.

Lire aussi : Des ministères réagissent à la grève des étudiants en médecine

Le gouvernement impose la discipline

La décision du gouvernement de maintenir le cursus de formation en médecine à six ans marque donc un tournant décisif dans l’approche éducative du secteur médical. En effet, cette réforme découle d’un benchmarking international approfondi qui a permis de comparer le système d’enseignement médical marocain avec ceux d’autres pays.

Le constat a été clair : le Maroc, à l’instar de la France, se distinguait par une formation en médecine s’étalant sur sept ans. Il a été révélé aussi que, contrairement aux six premières années, la septième année était dépourvue de cours théoriques, étant exclusivement dédiée à des stages, ce qui a soulevé des interrogations quant à sa réelle contribution. De plus, il a été observé que durant cette année finale, bon nombre d’étudiants tardaient à finaliser leurs projets de thèse.

Désormais, le gouvernement insiste sur l’importance du respect du calendrier des examens par les étudiants, pour le bon déroulement de la formation et la validation du parcours académique. Et pour appuyer cette discipline, une politique ferme a été instaurée concernant la participation aux stages. La règle est claire : trois absences non justifiées à un stage entraîneront son annulation.

Ainsi, à travers ces directives, l’exécutif affiche sa volonté de réaligner la formation médicale marocaine sur les standards internationaux. L’objectif est de doter le Maroc de professionnels de santé hautement qualifiés, prêts à relever les défis du secteur et à contribuer efficacement au bien-être de la population.

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