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Covid-19 : le Maroc cherche à s’assurer un maximum de doses de vaccin

Alors que la pandémie du coronavirus continue de progresser au Maroc, les débats sur la mise au point d’un vaccin contre le virus se multiplient. Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, a fait le point sur les essais cliniques du vaccin chinois actuellement menés dans le Royaume, ainsi que les nouveaux partenariats qu’ambitionne de conclure le pays avec d’autres laboratoires étrangers. L’objectif du gouvernement est d’assurer un maximum de doses de vaccin pour les citoyens marocains.

Par H.L.B, Publié le 19/10/2020, mis à jour le 19/10/2020
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Covid-19 : le Maroc cherche à s’assurer un maximum de dose de vaccins

Plus le nombre de contaminations au nouveau coronavirus augmente, plus les débats sur la mise au point d’un éventuel vaccin se multiplient. Dans une interview accordée à Médias24, Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, a partagé plusieurs informations sur les projets actuels et futurs du Maroc en termes de vaccination contre la Covid-19. Le ministre a également évoqué de nouvelles négociations de partenariats avec d’autres laboratoires étrangers, pour garantir un maximum de doses de vaccin aux citoyens marocains. Il estime que «dans le meilleur des cas, au moins un vaccin anti-Covid sera autorisé d’ici début janvier ou en décembre». En d’autres termes, le futur vaccin bénéficierait d’ici là «d’autorisations d’urgence de la part des autorités médicales nationales ou internationales», explique la même source.

 

Où en sont les essais cliniques du vaccin de Sinopharm ?

Le ministre a indiqué que l’essai vaccinal en phase 3 du laboratoire chinois Sinopharm, et qui se déroule actuellement au Maroc, prendra fin le 15 novembre 2020. Selon lui, les résultats de ces tests, qui concernent quelque 600 Marocains volontaires, sont très prometteurs, du fait qu’il «n’y a pas vraiment eu d’effets indésirables, à part les désagréments habituels des premiers jours après l’injection». Et, poursuit-il, que «le Maroc n’est pas le seul pays à avoir effectué l’essai vaccinal avec le partenaire chinois. Il y a le Pérou, les Émirats arabes unis, l’Argentine, Bahreïn… et partout, les résultats connus étaient très bons».

De plus, dans le cadre des accords signés avec Sinopharm, si le vaccin chinois venait à prouver son efficacité contre le coronavirus, le Royaume bénéficiera dans un premier temps de 10 millions de doses avant la fin de l’année et pourra même espérer davantage en 2021. Par la suite, toujours conformément à la convention maroco-chinoise, grâce à un transfert de technologie le pays deviendra lui-même producteur dudit vaccin, dont la fabrication «est prévue au sein de la cité technologique Mohammed VI à Tanger», soulignent nos confrères.

 

De nouveaux partenariats avec d’autres laboratoires étrangers

Aït Taleb a expliqué dans son interview que la majorité des vaccins actuellement développés dans le monde nécessite deux doses, de sorte que les 10 millions de doses que compte recevoir le Maroc de Sinopharm serviront à 5 millions de personnes seulement. Afin d’assurer davantage de doses pour l’ensemble des citoyens le Royaume a prévu dans le cadre du mémorandum acté avec AstraZeneca de bénéficier de 17 millions de doses avec 3 millions supplémentaires en option, «de quoi vacciner 8,5 à 10 millions de Marocains». Et outre ses partenariats avec Sinopharm et AstraZeneca, le gouvernement est en contact avec CanSino Bio, Pfizer et Johnson & Johnson pour assurer encore plus de doses de vaccin. De son côté, Saad Dine El Otmani, Chef de l’exécutif, a affirmé lors de la séance mensuelle des questions de politique générale de ce lundi 19 octobre que «le gouvernement est déterminé à mettre à disposition un vaccin sûr et efficace pour faire en sorte que le Maroc soit l’un des premiers pays au monde à s’en doter», rapporte LaQuotidienne.

 

Le programme de vaccination

S’agissant de l’opération de vaccination, le ministre de la Santé a avancé qu’elle se fera sous «l’égide d’un comité technique et scientifique de vaccination». Ce comité «aura la latitude de calculer la population cible, les priorités, les gens à vacciner, la durée de l’opération, la période à choisir, comment amortir cette période, l’organiser dans le contexte Covid en évitant les rassemblements». Il a souligné enfin que, conformément aux consignes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le programme de vaccination priorisera «une population cible dans laquelle il y a les personnes utiles en première ligne, les professionnels de la santé, les personnels de sécurité et des personnels publics... ainsi que les personnes à risque, les personnes vulnérables, de plus 65 ans, ou ayant des morbidités».


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