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Aziz Akhannouch très satisfait de la saison agricole 2019-2020

C’est un Aziz Akhannouch très optimiste qui est intervenu ce lundi 12 octobre devant la Chambre des représentants. Le ministre de l’Agriculture a en effet affirmé que malgré la sécheresse et la crise sanitaire de la Covid-19, la saison agricole 2019-2020 au Maroc a été "un succès". Il a cependant souligné que l’avenir de la prochaine saison et sa pérennité reposent sur la pluviométrie. De plus, il a passé en revue la stratégie agricole du Maroc des dix dernières années.

Par H.L.B, Publié le 13/10/2020, mis à jour le 13/10/2020
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Akhannouch satisfait de la saison agricole 2019-2020

En dépit des défis tels que la sécheresse et la pandémie de la Covid-19, la saison agricole 2019-2020 au Maroc a été «un succès». C’est en tout cas ce qu’a assuré Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, ce lundi 12 octobre à la Chambre des représentants. Dans son édition de ce mardi 13 octobre, Aujourd’hui le Maroc rapporte que le ministre a soutenu que tous les marchés du pays disposent actuellement d’une offre suffisante de produits agricoles, en particulier les cultures de printemps et d’été. Il a expliqué que le programme de rotation des cultures mis en place par son département optimise le rendement des exploitations agricoles en adaptant les fruits et légumes cultivés aux différentes saisons. Grâce à ce programme, qui est parrainé par l’État, le Royaume a largement dépassé ses objectifs et a couvert 91000 hectares cette année, soit 114% des 80000 hectares initialement prévus.


Concernant la culture des légumes d’été, Aziz Akhannouch a annoncé que le ministère a développé un programme de distribution de semences sur une surface de 20800 hectares, dont environ 60% sont consacrées aux pommes de terre, 20% aux tomates et 20% aux autres légumes d’été. Jusqu’à présent 82% de l’objectif global de productivité a déjà été atteint. Et «la production est suffisante pour couvrir les besoins de consommation des Marocains d’octobre à décembre», rassure le ministre.


 

Le défi du stress hydrique


Par ailleurs, alors que plusieurs acteurs agricoles prévoient une saison agricole 2020-2021 très difficile en raison du stress hydrique, Aziz Akhannouch, lui, reste toutefois optimiste, précise Médias24. «Nous sommes prêts pour le lancement de la prochaine saison agricole. Toutes les conditions sont réunies pour qu’elle soit exceptionnelle, si la pluie est au rendez-vous», souligne-t-il. Le ministre a saisi cette occasion pour indiquer que «le manque de précipitations a sérieusement affecté le taux de remplissage des barrages au niveau national». Il a avancé qu’au 12 octobre les barrages du pays ne disposent plus que de 5803,8 millions de m3 (Mm3) sur une capacité totale de 15597,2 Mm3, et ce parce qu’ils n’ont reçu que «3650 Mm3 d’eau durant la saison agricole précédente». Aujourd’hui, les réserves totales en eau ne dépassent pas 4810 Mm3, et accusent «un déficit estimé à 35%, en comparaison avec la moyenne des réserves des barrages des 10 dernières saisons». Le ministre a ainsi expliqué que de nombreuses réunions à ce sujet ont et seront tenues avec les acteurs concernés pour discuter des solutions possibles.


 

La stratégie agricole du Maroc


Dans un cadre plus large, Akhannouch a présenté la stratégie agricole du Maroc des dix dernières années. Il a déclaré à la Chambre des représentants que le pays a restructuré ce secteur sur des «bases solides», notamment en termes de planification et de gestion. Il a ainsi rappelé le lancement d’un système d’incitation agricole visant à encourager les agriculteurs à investir dans leurs exploitations. Selon lui, plus de 60% des bénéficiaires sont des petits agriculteurs possédant moins de cinq hectares de terres agricoles. Le système en question, poursuit le ministre, a permis la réalisation de plus de 2500 projets de développement agricole avec des investissements atteignant 14,5 milliards de dirhams. Lesdits projets ont profité à plus de 733000 agriculteurs et ont permis le développement de 19000 chaînes de production et de commercialisation, ajoute Finance News Hebdo. La même source rapporte que le Maroc a également mobilisé 12 milliards de dirhams au cours de la dernière décennie pour réformer l’industrie alimentaire. Grâce à ce budget, 371 unités de production ont été implantées, 38000 emplois ont été créés et 13 milliards de dirhams de valeur ajoutée annuelle ont été générés. «Ces réalisations ont permis la modernisation du secteur et l’augmentation de sa productivité, ce qui a contribué à assurer l’autosuffisance dans de nombreux produits alimentaires», a conclu Aziz Akhannouch.


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