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Les économistes istiqlaliens chargent le gouvernement

La gestion de la pandémie de la Covid-19 a été vivement critiquée cette semaine par l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI). Cette dernière estime que le gouvernement «ne rassure pas» et «ne réagit pas avec la vigueur et le volontarisme nécessaires pour endiguer la crise sans précédent que traverse le Maroc». L’AEI reproche également à l’Exécutif de refuser l’aide de certaines institutions financières internationales telles que le FMI, alors que le pays passe par une grave crise économique.

Par Mohamed L., Publié le 25/09/2020, mis à jour le 25/09/2020
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Nizar Baraka

Les choix du gouvernement de Saad Dine El Otmani dans la gestion de la pandémie du coronavirus passent sous la loupe du parti de la balance. En effet, l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI) a livré cette semaine certaines remarques par rapport à la gestion de ce dossier par le gouvernement.


«L’AEI constate avec inquiétude que le gouvernement ne réagit pas avec la vigueur et le volontarisme nécessaires pour endiguer la crise sans précédent que traverse le Maroc», déclarent les spécialistes istiqlaliens. Ces derniers soulignent que «face à cette crise sans précédent, le gouvernement ne rassure pas», rapporte le quotidien Les Inspirations Éco dans son édition du vendredi 25 septembre 2020.


 

Les coupes budgétaires pointées du doigt


Concernant le projet de loi de finances 2021, l’AEI critique les coupes budgétaires conséquentes qui ont été annoncées. «Attendu sur une politique économique contracyclique vigoureuse et la mobilisation des moyens qu’exige une telle situation, le gouvernement n’annonce, in fine, que 20 milliards de dirhams d’engagements budgétaires directs», s’exclament les Istiqlaliens.


Ces derniers reprochent au gouvernement de refuser les aides d’institutions internationales telles que le FMI alors que le pays passe par l’une des pires crises économiques de son histoire.


«Le gouvernement s’en tient à une logique qui ne permet ni de dépasser la crise ni de préserver les équilibres des comptes publics». Ces pratiques risquent d’amener le gouvernement à emprunter «dans des conditions de plus en plus difficiles, pour répondre à une dégradation socio-économique prévisible», précise l’AEI.


 

Dix mesures définies en trois axes


Dans son communiqué, l’AEI a établi plusieurs mesures dans le cadre du projet de loi de finances 2021. Des mesures établies en trois axes et ayant pour objectifs de conduire à une meilleure relance économique.


Le premier axe s’articule autour de la sauvegarde des entreprises et la préservation des emplois. L’AEI recommande au gouvernement de faciliter les réformes en cours, en optant pour la préférence de la consommation locale et en encourageant les TPE à travers la mise en place d’un programme dédié aux différentes structures nationales, souligne Finance News.


Le second axe concerne la préservation du pouvoir d’achat des ménages marocains, à travers notamment le lancement rapide de la couverture sociale généralisée, l’indemnité pour perte d’emploi et la relance de l’accès au logement.


Le troisième et dernier axe concerne la préparation de l’avenir des Marocains. L’AEI opte pour la mise en œuvre de la transition écologique, l’accélération de la digitalisation des foyers, entreprises et services publics, la modernisation de l’éducation et la reconsidération du digital en tant que levier de réduction des inégalités territoriales. La garantie de la sécurité sanitaire nationale fait partie des dix mesures de relance proposées par l’Alliance istiqlalienne.


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