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Casablanca Finance City : la réforme se poursuit

Le dernier Conseil de gouvernement a procédé à l’examen du décret-loi relatif à la réorganisation du pôle financier de Casablanca : Casablanca Finance City (CFC). Ce projet vise à renforcer la transparence et la nature des activités exercées au sein du centre, mais aussi à se conformer aux exigences de l’OCDE qui classe le Maroc sur sa liste grise. Créée en 2010, CFC s’impose aujourd’hui comme la première place financière africaine et la 46e à l’échelle mondiale selon le classement GFCI.

Par J.R.Y, Publié le 25/09/2020, mis à jour le 25/09/2020
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Casablanca Finance City

A l’ordre du jour du dernier Conseil de gouvernement figurait l’examen du décret-loi relatif à la réorganisation du pôle financier de Casablanca : Casablanca Finance City (CFC). Ce projet vise à renforcer la transparence et la nature des activités exercées au sein du centre financier et à améliorer son attractivité. Il vise aussi et surtout à se conformer aux exigences de l’OCDE qui classe le Maroc sur sa liste grise en raison notamment du régime spécial de CFC.


 

Une nouvelle réforme du régime fiscal


Le régime fiscal appliqué aux entreprises labellisées CFC a déjà fait l’objet d’une réforme en 2020. En effet, la loi de finances 2020 a prévu un taux unique de 15% au lieu de trois taux différents sous l’ancien régime. Ce taux est applicable sans distinction de l’activité des entreprises CFC. Ce changement devrait simplifier et améliorer la lisibilité de l’offre fiscale de la place financière. La deuxième réforme en cours concerne la loi CFC et devrait entrainer la suppression des règles pouvant être considérées comme dommageables.


 

Une place financière ouverte sur l’Afrique


Créée en 2010, Casablanca Finance City s’impose aujourd’hui comme la première place financière africaine et la 46e à l’échelle mondiale selon le classement GFCI. Pour de nombreux experts, l’Afrique est le prochain territoire de croissance. Pas moins de 24 pays africains enregistreraient un taux de croissance annuel moyen d’au moins 5% d’ici 2030 et 70% des ménages africains auraient un pouvoir d’achat supérieur à 5000 dollars en 2025, peut-on lire sur le site de Casablanca Finance City. Par ailleurs, les besoins en équipements du continent restent importants et nécessiteront des investissements colossaux sur des dizaines d’années. CFC a pour vocation de rassembler en un seul endroit différentes expertises, de développer un vivier de compétences et d’offrir les meilleures conditions sur le plan fiscal, mais aussi en termes de qualité de vie afin d’encourager les multinationales et les entreprises étrangères à y ériger leurs sièges régionaux.


Depuis sa création, environ 200 entreprises (Services financiers spécialisés, gestion d’actifs, conseil et avocats, Banques et Assurances, Industrie, Énergie...) ont été labellisées CFC, couvrant une cinquantaine de pays africains. Le statut CFC est un label donnant droit à un package attractif d’avantages. Ces avantages incluent des facilitations Doing Business, un accès à une communauté de membres actifs et la possibilité de bénéficier d’informations pertinentes sur l’Afrique.


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