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Le pèlerinage du Hajj au temps du coronavirus

Le pèlerinage annuel du Hajj effectué par les musulmans du monde entier a commencé ce mercredi 29 juillet en Arabie Saoudite. Cependant, cette année le nombre de pèlerins a considérablement été réduit en raison de la pandémie du coronavirus. Le pays qui reçoit d’habitude plus de deux millions de fidèles lors de cette saison n’a aujourd’hui autorisé que quelque 10000 personnes à se rendre à La Mecque. Des mesures très strictes ont également été mises en place afin d'assurer la sécurité des pèlerins.

Par H.L.B, Publié le 29/07/2020, mis à jour le 29/07/2020
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seuls 10.000 pèlerins autorisés à effectuer le Hajj cette année

Le coronavirus a bouleversé la saison 2020 du Hajj. Cette année, les visiteurs internationaux ont été interdits par l’Arabie Saoudite de se rendre à La Mecque, et ce dans le cadre des efforts déployés par le pays pour tenter d’enrayer la pandémie du Covid-19. D’après Le Monde, contrairement aux 2,5 millions de fidèles qui ont défilé en 2019 dans la cité la plus sainte du monde musulman, seuls 10000 croyants ont été autorisés à effectuer leur Hajj à partir de ce mercredi 29 juillet. C’est «une première dans l’histoire du royaume saoudien, fondé en 1932», souligne le journal. En effet, la grande majorité des pèlerins vient normalement de l’étranger, mais cette année, les seuls internationaux autorisés dans les villes saintes sont ceux qui résident dans le pays. CNN précise que «70% de ces fidèles sont des résidents étrangers en Arabie saoudite, le reste étant des ressortissants saoudiens (30%)», notant qu’ils sont tous âgés de 20 à 50 ans.

La même source explique que cette décision a été très difficile à prendre pour les dirigeants saoudiens, vu que le «tourisme religieux génère chaque année plus de 10 milliards d’euros de revenus»

 

Les mesures mises en place par les autorités saoudiennes

D’après BBC News, les personnes qui ont été sélectionnées pour effectuer le Hajj ont été soumises à un processus de surveillance très rigoureux. «En raison des circonstances sanitaires mondiales exceptionnelles causées par la pandémie du coronavirus, des mesures de précaution strictes ont été appliquées pour assurer un Hajj sécurisé à tous les pèlerins», souligne Muhammad Saleh Ben Taher Benten, ministre saoudien du Hajj et de la Omra. Il explique que les fidèles sont restés en auto-isolement avant d’arriver dans les villes saintes. Puis une fois à La Mecque, ils ont dû subir des contrôles de température et des tests de dépistage. Ces derniers devront également être mis en quarantaine après la fin de leur pèlerinage.

De plus, les masques de protection seront obligatoires tout le long de leur séjour, notamment pendant les prières et la phase de circumambulation (al-tawaf), les sept tours de la Kaaba. Embrasser la kiswa, l’étoffe de soie noire qui orne la Kaaba, est strictement interdit cette année, précise Le Monde, soutenant qu’une «distance de 1,5 mètre entre chaque pèlerin devra être respectée». S’agissant du rituel de la lapidation, des galets stérilisés seront mis à la disposition des fidèles, qui recevront aussi des bouteilles en plastique remplies d’eau de Zamzam.

 

Situation épidémiologique du pays

Le royaume saoudien a enregistré plus de 270000 contaminations au Covid-19, dont 3000 décès. Le pays, qui compte le plus grand nombre d’infections dans le monde arabe, avait même envisagé d’annuler le Hajj cette année, en appelant les pèlerins potentiels à mettre leurs projets en attente. D’ailleurs, la Omra, qui peut avoir lieu à tout moment de l’année, a été suspendue par les autorités saoudiennes pour éviter la propagation du virus. Des restrictions ont été mises en place en mars 2020 dans la plupart des villes du pays, notamment un couvre-feu. Enfin, la levée du confinement à l’échelle nationale n’a été entamée que le mois dernier, après l’enregistrement d’une baisse du nombre quotidien de contaminations.


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