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Covid-19 : vers un retour progressif à la normale

Le Maroc a dépassé la barre des 10.000 contaminations au coronavirus ce lundi 22 juin. Cette montée en flèche du nombre de cas a été provoquée par le cluster détecté vendredi dans des unités de conditionnement des fruits rouges à Lalla Mimouna. L’exacerbation de la pandémie est intervenue la veille de l’annonce des nouvelles mesures d’assouplissement du confinement, qui prendront effet dès le 24 juin à minuit. De son côté, le ministère de la Santé se dit optimiste quant à la gestion de la crise sanitaire, affirmant que la situation reste rassurante.

Par H.L.B, Publié le 22/06/2020, mis à jour le 22/06/2020
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Le Maroc, vers retour progressif à la normale

Suite à l’apparition d’un foyer de contagion dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, le nombre de contaminations au coronavirus est monté en flèche au Maroc. Ce lundi matin 22 juin, le bilan national du pays fait état de 10172 infections (+18309), 8366 guérisons (+82), 214 décès, 546.523 personnes confirmées non porteuses du Covid-19 (+10453) et 1592 cas encore actifs (+113). Le taux de létalité est aujourd’hui de 2,1%, tandis que celui des rémissions est de 82,25%, souligne le ministère de la Santé.

 

L’optimisme du ministère de la Santé

Pour Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, la situation épidémiologique au Maroc est «très rassurante». Selon Challenge, ce dimanche lors d’une conférence virtuelle, le ministre a expliqué que le royaume «a réussi à surmonter cette épreuve avec force et courage, en s’appuyant sur la mobilisation et les efforts combinés de tous ses acteurs». Il a avancé que le nombre quotidien des tests de dépistage effectués dans le pays s’élève désormais à 20.000. Aït Taleb a profité de cette occasion pour saluer les efforts des cliniques privées dans la lutte contre cette pandémie, en mettant bénévolement à disposition leurs moyens techniques et leurs ressources humaines qualifiées, pour prêter main-forte à la médecine publique. Enfin, il a estimé que la consolidation de ce partenariat privé-public est nécessaire pour gérer les contraintes qui entravent le développement du système national de la santé, en vue de répondre aux aspirations des citoyens et de leur garantir un «accès fluide aux soins».

 

Gestion du foyer de contagion de Lalla Mimouna

Dans sa livraison de ce 22 juin, Al Massae revient sur l’origine de l’exacerbation de la pandémie dans le royaume. Le quotidien soutient que ce sont les exploitations agricoles de conditionnement et de traitement des fruits rouges de Lalla Mimouna, une commune au nord de la ville de Kénitra, qui sont à l’origine des quelque 700 nouveaux cas nouvellement recensés. Ces unités agricoles n’ont pas arrêté leurs activités pendant la période du confinement, assurant même une hausse de 25% des exportations de ces fruits par rapport à la saison précédente, et ce en faisant fi des mesures de préventions en vigueur (distanciation sociale, désinfections et port des masques de protection). Pour contenir ce cluster, apparu le vendredi 19 juin, 6000 ouvrières ont été soumises aux tests de dépistage, dont près de 700 ont été admises dans le nouvel hôpital de campagne de Sidi Yahya, érigé spécialement pour les accueillir. De plus, le ministère de l'Intérieur a ordonné la fermeture et la suspension de toutes les unités et usines de ladite commune, qui emploient des femmes provenant des villes de Sidi Kacem, Sidi Slimane, Ouzzane, Larache, ainsi que de plusieurs communes de la province de Kénitra. Ces zones ont également subi un renforcement des mesures du confinement sanitaires, afin d’éviter une nouvelle recrudescence de la pandémie.

 

Assouplissement du confinement dès le 24 juin

Le 20 juin, le lendemain de l’apparition du cluster de Lalla Mimouna, les ministères de l’Intérieur, de l’Industrie et de la Santé ont annoncé dans un communiqué de presse conjoint que dès le 24 juin à minuit plus de 90% des provinces du Maroc vont bénéficier d’un allègement des mesures du confinement. Selon La Vie Éco, la stratégie du déconfinement progressif adoptée dans la zone 1 diffère de celle de la zone 2. Ainsi, dans la zone 1, les cafés, les restaurants, les hammams, les salles de sport, les centres commerciaux et les kisarriats, ainsi que les moyens de transport routier et ferroviaire entre les villes reprendront leurs activités, mais seulement à 50% de leurs capacités. Les résidents de cette zone devront porter leur carte nationale d’identité en permanence lors de leurs déplacements entre les villes et les régions de leur périmètre, mais n’auront plus besoin de présenter l’attestation de circulation exceptionnelle. Les plages et les terrains de sport pourront accueillir de nouveau les citoyens, qui devront cependant respecter la distanciation sociale. De plus, le tourisme a été autorisé dans la zone 1, à condition que les hôtels et les structures d’hébergement ne dépassent pas 50% de leur capacité.

Dans la zone 2, rapporte la MAP, les ministères autorisent les citoyens et les résidents à sortir de chez eux après 20 heures ainsi qu’à se déplacer à l’intérieur de leur zone sans attestation de circulation exceptionnelle. Toutefois, ils devront présenter une autorisation professionnelle ou exceptionnelle pour se déplacer en dehors de leur périmètre territorial. Les salons de beauté de cette zone peuvent reprendre du service, sans dépasser 50% de leur capacité d’accueil. Les espaces publics tels que les jardins et les parcs rouvriront leurs portes, et les activités sportives individuelles, comme la marche et le vélo, seront également autorisées.

Par ailleurs, au niveau national, les fêtes de mariage ou de baptême, les salles de cinéma, les espaces réservés aux fêtes de mariages, les bars, les discothèques, les restaurants avec animation musicale nocturne, les spectacles, les festivals, les musées, les funérailles, les piscines, les théâtres et les mosquées resteront interdits ou fermés jusqu’à nouvel ordre. Les habitants des deux zones se doivent de maintenir les mesures préventives annoncées depuis l’apparition du Covid-19, notamment la distanciation sociale, le port de masques en public et la désinfection régulière. Al Massae ajoute que les autorités publiques se sont engagées à mettre en place les dispositions nécessaires en cas d’apparition de nouveaux clusters dans l’une des régions ou provinces du pays.


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