Après 2 mois de confinement obligatoire à cause de la pandémie du coronavirus, le retour à la normale va se faire de manière vigilante et progressive. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Saad Dine El Otmani, Chef du gouvernement, ce lundi 18 mai après avoir annoncé que l’état d’urgence sanitaire sera prolongé jusqu’au 10 juin, soit 3 semaines supplémentaires d’isolation sociale. Dans un communiqué de presse relayé par Les Inspirations Éco, le Comité scientifique de la Société marocaine de médecine d’urgence (SMMU) a présenté une liste de prérequis pour sortir «prudemment et proprement» de la crise sanitaire.
Les conditions du déconfinement avancées par la SMMU
Dans sa livraison de ce19 mai, Aujourd’hui le Maroc souligne que la première condition présentée par la SMMU pour endiguer la pandémie du coronavirus est le développement d’un vaccin. Bien que cette démarche pourrait prendre plusieurs mois, le Comité scientifique estime que l’activité économique peut être relancée. Il avance «qu’il est clair que la stratégie actuelle de confinement d’une grande partie de la société n’est pas envisageable à long terme, car les dommages sociaux et économiques seront dramatiques». «Ce dont les pays ont besoin dans ce cas, c’est d’une stratégie de sortie, c’est-à-dire un moyen pour lever les restrictions et ramener la vie à la normale, malgré le risque d’augmentation des cas positifs. Ce qui constitue en soi un défi scientifique et social majeur», précise le Comité dans son communiqué de presse.
Pour le deuxième prérequis, le bureau scientifique de la SMMU recommande «le développement d’une immunité collective suffisante qui fournit un certain degré de protection sociale, comme c’est le cas pour la grippe saisonnière», rapporte Les Inspirations Éco. La même source explique que l’immunité collective peut être obtenue par l’infection naturelle ou par la vaccination des populations. De son côté l’Institut Pasteur soutient que pour que le virus ne présente plus de danger pour les Marocains,«il faudrait que 70% des Marocains aient contracté le virus ou aient été vaccinés».
La SMMU préconise en troisième lieu un changement permanent du comportement de la société, notamment en adoptant et en appliquant les mesures de préventions (port du masque, distanciation sociale, désinfection… etc.) même après lafin du confinement. LeComité précise également qu’il est nécessaire que le déconfinement se fasse de manière graduellepour maintenir de faibles taux de transmission de l’infection.
Les étapes de déconfinemt recommandées
Pour le comité des urgentistes, il faut d’abord reprendre les activités qui présentent un faible risque de contamination, notamment celles relatives à l’exercice individuel à l’extérieur, précise Aujourd’hui le Maroc. Deuxièmement, ce sont les activités à risque moyen (les magasins non essentiels, les réunions entre personnes ne vivant pas sous un même toit, la prière dans les mosquées à l’exception de celle du vendredi, les rassemblements ne dépassant pas 50 personnes et le tourisme intérieur) qui pourront être autorisées. Enfin viendra le tour de lareprise normale du travail, de l’ouverture des écoles, de lasuppression de l’isolement des patients et des cas contacts. «À notre avis, cette démarche permettra de sortir du confinement actuellement imposé, d’autant plus que notre pays connaît de faibles niveaux de propagation de maladie, d’hospitalisation en réanimation et de mortalité», conclut la SMMU.
Les progrès de l’entreprise américaine Moderna
Condition principale au retour à la normale dans le monde entier, le développement d’un vaccin contre le coronavirus est aujourd’hui la priorité de l’ensemble de la communauté scientifique internationale. C’est dans ce sens que l’entreprise américaine Moderna a annoncé, ce mardi 19 mai, que son vaccin expérimental, connu sous le nom de mRNA-1273, avait permis de générer des anticorps sur huit patients traités, rapporte LeMonde. Ce résultat a été obtenu lors de la phase 1 des essais cliniques, qui avait démarré le 16 mars et qui avait pour objectif «d’évaluer l’innocuité et la capacité du vaccin à susciter une réponse immunitaire». Selon le quotidien français, Moderna va désormais se lancer dans la deuxième phase des tests afin de déterminer la dose adéquate à utiliser dans le traitement des patients atteints du nouveau coronavirus. «Nous sommes en discussion avec la FDA [l’agence de santé américaine] pour finaliser le protocole et la dimension de l’étude», indique au MondeStéphane Bancel, président directeur général de Moderna, ajoutant qu’elle pourrait inclure «plus de 10000 personnes». Cette démarche vise à «repérer d’éventuels effets secondaires rares», explique le PDG. Enfin, la même source indique que plusieurs pays européens ont entamé des négociations avec l’entreprise américaine afin de lancer l’essai sur le Vieux Continent.
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