Des incidents, violence physique et verbale,ont éclaté lors de la réunion du bureau central du PPS de vendredi dernier. Les opposants au retrait du gouvernement, avec à leur tête le ministre de la Santé Anas Doukkali, reprochent au secrétaire général du parti, Nabil Benabdellah, un manque de transparence. Ces derniers estiment que les votes ont été truqués et n’ont pas pris en considération la totalité des membres du comité central qui souhaitaient le maintien du PPS dans le gouvernement actuel, cite Al Akhbar, notant qu’une partie de ses membres n’a pas pu accéder à la salle.
La même source souligne que Benabdellah se dirigera vers le comité de surveillance politique et d’arbitrage pour dénoncer les actes de certaines personnalités au sein du parti, dontDoukkali. Devant la presse, le secrétaire général du PPS s’est excusé pour ces incidents «qui ne représentent en rien les valeurs de ce parti».
Le quotidien Al Massae a précisé dans son édition du lundi 7 octobre que sur les 274 membres du comité central du PPS, 234 ont voté pour le retrait et 34 membres ont voté contre. 6 membres, dont Said Fekkak, chef du cabinet du ministre de la Santé Doukkali, se sont abstenus de voter.
«PPS: insultes et bagarres lors d’une réunion houleuse», titre Al Ahdath Al Maghribia dans sonédition du 7 octobre. Le quotidien arabophone rapporte que Benabdellah a présenté un rapport détaillé sur les raisons qui ont poussé son parti à quitter le gouvernement. Le «poids et la valeur du PPSne correspondent pas à ce qui a été proposé par le gouvernement», estime-t-il, ajoutant queson parti n’a pas appréciéque deux portefeuilles leur soient enlevés à savoir la santé et l’habitat.
Charafat Afailal tire à boulets rougessur Doukkali
Invitée par « Medias24 » à commenterles regrettablesincidents du vendredi dernier, Charafat Afailal a expliqué les circonstances de saréactionface àDoukkali :
« Quand nous sommes passés au vote, les vois pour notre retrait du gouvernementont été nombreuses, mais cela n’a pas empêché Doukkali de refuser violemment cette décision unanime. Sachantqu’il n’a rejoint le PPS qu’en 2010, je pense qu’il n’a pas compris les règles du jeu politique qui veulent qu’un parti puisse passer de la majorité à l’opposition et vice versa », déclare Afailal.
L’ex-ministres’exprime sans langue de bois : « J’ai été ministre pendant 5 ans et ce n’était pas la fin du monde quand j’ai dû le quitter. Nous ne sommes pas au gouvernement pour les postes, mais plutôt pour servir les intérêts du pays. N’ayant pas vécu la longue période d’opposition voire d’interdiction de notre parti, Doukkali a cru que notre participation au gouvernement était éternelle. Furieux, il a voulu influencer le déroulement du vote du comité central en poussant une poignée de jeunes à protester ».
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