Maroc-Algérie :
L’instructiondu président algérien Abdelmajid Tebboune aux entreprises algériennes de suspendre les contrats conclus avec les entreprises marocaines rajoute un peu d’huile sur le feu des relations diplomatiques entre les deux pays. En effet, le président algérien a adressé,le dimanche 9 mai, une circulaire aux responsables d’entreprises publiques et privées en Algérie dans laquelle il leur demande de résilier tout contrat avec les sociétés marocaines. Pour lui, ces contrats «engagés sans concertation, se traduisent par la mise à la disposition d’entités étrangères de données et d’informations sensibles qui peuvent porter atteinte aux intérêts vitaux de l’Algérie et à sa sécurité». Le président a même menacé ces entreprises que tout non-respect de ses ordres sera puni par la loi.
Dans une tribune publiée ce lundi 10 mai 2021, Maroc Hebdo juge que «ce n’est certainement pas avec Abdelmajid Tebboune que le Maghreb cessera d’être la région la moins intégrée au monde». Le magazine ajoute qu’il y a «belle lurette que la voisine de l’Est ne s’était plus retrouvée avec un chef d’État hostile de façon aussi maladive au Royaume».
Contacté par LeBrief.ma, Hafid Boutaleb, expert en relations internationales, membre fondateur et vice-président de l’Initiative pour la communauté économique du Maghreb (ICEM), souligne que quand l’exécutif d’un pays s’immisce dans la gestion d’entreprises qu’elles soient privées ou publiques, jusqu’àleur interdire le choix de certains prestataires d’une nationalité, ce n’est pas un bon signe. «L’intégration économique régionale passe par l’ouverture des frontières pour encourager les flux de personnes et de marchandises, encourager le partenariat, etc…, cette décision de l’Algérie n’est pas un bon signe. Après, l’Algérie est un pays souverain, le président est élu par le peuple et représente l’État, il a donc le droit de faire cela», souligneHafid Boutaleb. Ce dernier juge néanmoins qu’il faudrait séparer la politique de l’économie : «c’est la seule région au monde oùla politique prime sur l’économie alors que des pays qui étaient en guerre telle que la Russie et l’Ukraine ont privilégié l’économie à la politique».
D’un autre côté, Hafid Boutaleb juge que l’Union européenne en général, et la France en particulier, a un rôle de médiateur à jouer dans ce contentieux.«La France devrait être un partenaire pro-actif au Maghreb étant donné son histoire dans la région. La France doit encouragerune intégration économique dans la région, encourager l’Algérie à aller dans le sens de l’ouverture des frontières et à relancer lepartenariat maghrébin dans le cadre de l’Union du Maghreb arabe».
Maroc-Allemagne :
Le gel des relations maroco-allemandes est acté. Le Maroc a décidé le 6 mai dernier de rappeler son ambassadeur à Berlin. Le Royaume a souligné dans un communiqué que la République fédérale d’Allemagne a multiplié les actes hostiles et les actions attentatoires à l’égard des intérêts supérieurs du pays, notamment par «une attitude négative sur la question du Sahara marocain». Le ministère des Affaires étrangères a également dénoncé un acharnement continu à combattre le rôle régional du Maroc, notamment sur le dossier libyen, en tentant d’écarter, indûment, le Royaume de certaines réunions régionales consacrées à ce dossier comme celle tenue à Berlin.
Lire aussi :Maroc-Allemagne : les raisons du conflit
L’Allemagne continue de faire la sourde oreille. Le ministère allemand des Affaires étrangères a indiqué ne pas avoir été informé par avance de la décision marocaine et «ne pas comprendre les accusations proférées par Rabat». Interrogé sur le cas de l’Allemagne, Hafid Boutaleb espère que la tension ne prendra pas une plus grande dimension:«Le contentieuxavec l’Allemagne est récent contrairement à l’Iran et l’Algérie. J’espère que ça n’ira pas loin avec l’Allemagne puisque c’est la quatrième puissance économique mondiale.Il n’en demeure pas moins que le Maroc est en droit de demander des explications sur des comportements hostiles et à haut risque pour la sécurité internationale».
Maroc-Iran :
Les relations entre les deux pays sont rompues depuis le 1er mai 2018. C’est le Maroc qui avait pris cette décision en contestation du soutien de l’Iran au Polisario. Trois ans aprèscette rupture, le sujet continue de remonter à la surface de temps à autre. Ce mercredi 5 mai, Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine a accusé l’Iran de «menacer l’intégrité territoriale du Maroc en soutenant le Polisario». Trois jours plus tard, l’Iran répond : «Il est regrettable que le gouvernement du Maroc, qui assume actuellement la présidence du Comité Al-Qods, détourne l’attention de la question brûlante du monde musulman, à savoir la lutte contre la nouvelle agression à Al-Qods et la défense des droits du peuple palestinien, alors que le monde musulman a plus que jamais besoin d’unité et de solidarité», souligne le porte-parole du ministère iranien. De plus, l’Iran semble avoir mal digéré le rétablissement des relations marocaines avec Israël : «Le gouvernement marocain, étant incapable de régler ses propres problèmes régionaux, a une fois de plus ressassé ses allégations non fondées contre la République islamique d’Iran tout en soutenant le régime criminel d’Israël», a-t-il déclaré. Pourtant, le Maroc a été l’un des premiers pays à condamner l’agression israélienne contre les Palestiniens à Al-Qods.
Maroc-Espagne :
Les altercations avec l’Espagne ne datent pas d’aujourd’hui, mais le feuilleton Brahim Ghali a fortement contribué à accentuer lestensions. Le Maroc n’a pas vu d’unbon œil l’arrivée du chef desséparatistes le 21 avril dernier à Logroño, non loin de Saragosse, en Espagne pour se faire hospitaliser. Le Maroc y voit une entrave aux relations qui lient les deux pays. De son côté, l’Espagne justifie l’accueil de Brahim Ghali par des considérations humanitaires. «Si l’Espagne considère que son approche est purement humanitaire et innocente, pourquoi le Maroc n’a-t-il pas été informé dès le départ??», a déclaré Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans une interview accordée au quotidien espagnol El Mundo ce lundi. Akhannouch affirme que les justifications fournies par l’Espagne «ne s’élèvent pas au niveau des explications, mais peuvent ressembler plutôt à une tentative de dissimulation d’une erreur grave qui nuit aux relations entre les deux pays».
Lire aussi :Maroc-Espagne : l’affaire Brahim Ghali attise l’ire de la diplomatie et des partis marocains
Pour l’heure, l’Espagne n’a émis aucune déclaration supplémentaire à ce sujet ets’est contentée de défendre une position « humanitaire ». Mais à quel prix ? Affaire suivre.
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